Entretien avec l’histoire du bouddhisme du Sud-Est de l’Asie

Les principes du bouddhisme sont aujourd’hui répandus dans le monde entier. Cette richesse culturelle, c’est à l’empereur Ashoka qu’on la doit. Petit coup d’oeil dans le rétro. 

Statue de Bouddha position Lotus © DR

Flâner en Thaïlande, c’est contempler les temples opulents, les statuts dorées. C’est croiser, de bon matin, des moines en robe couleur safran récolter les aumônes. Tous ces marqueurs du bouddhisme sont le résultat d’une longue histoire. Le Sud-Est de l’Asie marqué par le Théravada – aussi appelé Petit Véhicule en opposition au Grand Véhicule – regroupe, entre autres, la Thaïlande, Le Laos et le Myanmar (anciennement Birmanie).

L’empereur Ashoka, propagateur de la loi bouddhique

On ne peut pas aborder la question de la diffusion du bouddhisme sans évoquer le grand empereur Ashoka, troisième souverain de la dynastie Maurya. Sans lui, le bouddhisme n’aurait pas connu un tel rayonnement dans le monde. Après avoir été confronté, par ses propres politiques expansionnistes sanglantes, à l’horreur de la guerre, le roi Ashoka pris de remords embrassa la religion bouddhiste. Et contribua très largement, par la suite, à faire de celle-ci la religion du peuple en Inde au IIIe siècle av. JC. Des milliers de monuments furent dédiés au Bouddha, des écoles et des hôpitaux furent fondés attirant ainsi grand nombre de nouveaux adeptes parmi les laïcs. Ce rayonnement religieux ne s’est pas cantonné à l’Inde. L’empereur envoya des émissaires aux quatre coins du monde diffuser les principes du Bouddha. Notamment au Sri Lanka où il furent très bien implantés. Mais il faudra attendre le IIIe siècle pour que le Théravada atteigne la Thaïlande et le Ve siècle pour la Birmanie (actuellement Myanmar).

La Thaïlande ce n’est pas que les centres urbains :

Une grande partie des infrastructures religieuses et civiles sont encore debout de nos jours. Cependant, une partie de ces vestiges est actuellement au coeur de la zone du conflit Birman. Outre l’impossibilité de restaurer ce qui ressemble de plus en plus à des ruines, la végétation dense de la jungle engloutit  la pierre et disloque les murs. Paradoxalement, c’est un récent séisme qui pourrait sauver les temples : il a attiré l’attention de l’UNESCO sur ce patrimoine exceptionnel et lancé un programme d’urgence de restauration.

Faites plaisir à vos yeux :

Inès Nacer

Crédit photo à la Une : Vestiges de temples – Parc archéologique inscrit au patrimoine mondial de l’Unesco © Adèle / Aurélien

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