Paresseux un jour, paresseux toujours ?

Edito – La société dans laquelle nous vivons perçoit la paresse comme une mauvaise chose, comme une maladie. Mais l’ennui ne mène pas dans tous les cas à une dépression.

La paresse, une maladie ?

Bien sur l’ennui peut devenir négatif. Mais l’excès de tout est négatif. Quand nous devenons addicte, que notre ennui devient véritablement de la paresse au point d’être répugné, alors oui c’est une « maladie ». Dans certaines religions, l’ennui dans le sens de la paresse est un péché. La meilleure façon de soigner cet excès, ce péché est l’occupation.
Comme l’a dit Émile Zola dans Les quatre évangiles « La paresse est une maladie, quand elle existe réellement (…) quand le corps refuse tout travail, répugne à la moindre fatigue ».

Apprenons à pousser notre réflexion plus loin. Vous êtes vous demandé d’où peut bien provenir cette dite maladie qu’est la dépression due à la paresse ?
La dépression due à la paresse n’intervient qu’à partir du moment où le quotidien que nous menons devient consciemment ou inconsciemment une corvée, une tare… Alors ne plus rien faire, faire table rase devient nécessaire en « s’ennuyant ». Mais la vie ne le permet pas toujours. Pour certains ils n’y trouveront pas un réconfort très longtemps. L’ennui mène à la réflexion et la réflexion mène généralement à se questionner sur sa propre vie, sur son passé. Selon la vie menée et la force morale certains tomberont en dépression tandis que d’autres s’éveilleront. Ce fut le cas des plus grands esprits comme Newton, Chateaubriand, Descartes, etc; tous ne faisaient rien, c’est en s’ennuyant qu’ils ont fait toutes ces découvertes, ces chefs d’œuvres. « C’est quand vous êtes perdu que vous commencez à être sauvé » (Jean d’Ormesson).

Dans la société moderne dans laquelle nous vivons, ne rien faire est mal vu, nous devons être constamment occupé à tel point que s’ennuyer est anormal. Par exemple la société a peur que les chômeurs finissent par faire une dépression mais ils ne font une dépression que parce qu’il doivent travailler; et non pour le fait de ne rien faire. Ils ont peur que l’on s’ennuie car il faut nous empêcher de réfléchir…

Le Droit à la paresse

Ne rien faire est en soi très simple, décontractant, à ce moment aucunes contraintes ne nous oppressent. Place au rêve, à la réflexion, plus rien ne nous est imposé, ce qui a du sens au quotidien n’a plus de sens à ce moment. C’est le moment de se poser des questions et de chercher des réponses. Une autre logique intervient. Notre cerveau réagit différemment nettoyant les substances toxiques accumulées contrairement au moments où nous sommes en activités, où à l’inverse notre cerveau relâche des hormones de stress, qui avec le temps cause sur certaines personnes des maladies cardiaques, des ulcères… et même des dépressions !

Donc en partant du principe qu’une dépression n’est pas impossible dans les deux situations, apprenons à prendre le temps de s’ennuyer de temps en temps…régulièrement. Rien nous oblige à ne plus travailler mais pour notre bien-être travaillons moins….si seulement la société arrivait à « n’imposer aux gens que le travail agréable, librement choisi, il n’y aurait certainement plus de paresseux ». Émile Zola.

Hersilia Ait-ouarab

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