La critique ciné de la semaine : Les brasiers de la colère

UGC Ciné City de Bercy, séance de 17h20 en VOST.
Film en salle depuis le 15 janvier.

Les Brasiers de la colère signe le retour de Scott Cooper devant la caméra. Quatre ans après l’excellent Crazy Heart, il revient avec une histoire poignante, plongeant Christian Bale dans l’envers du rêve américain et dans un tourment de violence. 

L'affiche française du film (© Metropolitan FilmExport).
L’affiche française du film (© Metropolitan FilmExport).

Braddock, une ville ouvrière où l’on aimerait même pas s’arrêter faire un plein d’essence. Là vit Russell Baze (Christian Bale). Il travaille à l’usine locale, comme son père avant lui pour subvenir à ses besoins. Il doit gérer son jeune frère Rodney (Casey Affleck), soldat démoli par ses allers-retours en Irak. Lorsqu’un incident envoie Russell en prison, son frère cadet tente de survivre en se vendant dans des combats de boxe. Il va vite tomber sur Harlan DeGroat (Woody Harrelson), un caïd local sociopathe et vicieux.

Autant ne pas en dire plus de l’histoire. Les brasiers de la colère est un film sur l’envers de l’Amérique. Loin de « l’american dream », des belles villes et du confort matériel. Bienvenue dans l’Amérique profonde, industrielle, gangrenée économiquement, sans espoir, où chacun tente de vivre avec le peu que le pays veut bien leur offrir. Le personnage de Russell Baze est un parfait exemple de cette classe américaine moyenne, sans espoir. Un homme simple, qui travaille, subvient aux besoins des siens, tout en tenant le coup dans une vie qui est loin d’être rose. Mais comme si le sort n’était pas assez sévère, il va perdre littéralement tout ce qu’il possède. La seule chose sur laquelle il pourra se reposer est de prendre soin de son frère. Mais lui aussi lui est vite enlevé. Le cœur de Russell n’est alors plus que vengeance, même s’il doit y laisser sa peau.

Pour servir ce récit noir, entre drame et thriller, qui prend aux tripes, la réalisation de Cooper se veut puissante, que se soit à travers des regards, des dialogues ou simplement quelques plans qui ne sont pas sans rappeler Terrence Malick. Pour son second long métrage, il s’offre un casting quatre étoiles où se dégage un Christian Bale impressionnant, qui livre l’une de ses meilleures performances (et la liste est longue). Le spectateur n’oubliera pas non plus les prestations de Woody Harrelson et Casey Affleck à un niveau nettement plus violent. Ou encore celle de Zoë Saldana qui dévoile pour la première fois dans son jeu un vrai potentiel dramatique. Si le film tire un peu en longueur par moments, il n’en reste pas moins l’un des évènements cinématographiques de ce début d’année. Et un film commençant par la douce voix d’Eddie Vedder ne peut qu’annoncer le meilleur.

Valentin Pimare

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